Prix Nobel 2008 attribué pour la découverte et la caractérisation d’importants virus chez l’humain

12 octobre 2008

Le 6 octobre dernier, la Fondation Nobel a annoncé sa décision de décerner le Prix Nobel de Physiologie ou Médecine 2008 au Professeur Harald zur Hausen d’Allemagne (la moitié du prix), ainsi qu’à la Professeure Françoise Barré-Sinoussi et au Professeur Luc Montagnier de France (partageant l’autre moitié du prix), pour leurs travaux pionniers sur « deux virus responsables de maladies graves chez l’humain ».

Le Prof. zur Hausen est allé à l’encontre des dogmes en vigueur durant les années 1970s en posant comme hypothèse et en faisant la démonstration que certains virus humains appartenant aux Papillomavirus (HPV) pouvaient intégrer leur ADN génomique dans le matériel génétique de cellules humaines, transformant celles-ci en cellules tumorales. Il devait éventuellement montrer que le cancer du col utérin chez la femme était causé par le virus HPV, avec une implication plus fréquente des sous-types viraux 16 et 18 dans le processus. Ses travaux ont servi de base à une meilleure compréhension de la biologie et de la diversité des virus HPV, conduisant récemment à la réalisation de vaccins préventifs contre l’infection par ces virus.  

Le Prof. Barré-Sinoussi a travaillé avec le Prof. Montagnier au début des années 1980s à l’identification de la cause d’un nouveau syndrome observé d’abord plus fréquemment chez les homosexuels, caractérisé par une importante immunodéficience et l’apparition chez ces personnes d’infections opportunistes inhabituelles. Ils réussirent à isoler et identifier un nouveau rétrovirus à partir de ganglions lymphatiques et de lymphocytes de patients. Ce nouveau virus devait être appelé par la suite virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Bien que d’autres groupes importants aient contribué à la caractérisation du virus, les scientifiques français sont généralement reconnus aujourd’hui comme découvreurs du VIH.   

 

Source: Communiqué de presse de la Fondation Nobel à la Karolinska Institutet, 6 Oct. 2008

La FDA approuve les vaccins anti-grippaux pour la saison 2008-2009 aux États-Unis

02 septembre 2008

Le 5 août 2008, la FDA (Food and Drugs Administration) a annoncé l’approbation des six vaccins Influenza qui seront disponibles aux États-Unis durant la saison grippale 2008-2009. Les vaccins sont manufacturés par CSL Ltd. (Afluria), GlaxoSmithKline (Fluarix), ID Biomedical Corp. (FluLaval), MedImmune (FluMist), Novartis Vaccines (Fluvirin), et Sanofi Pasteur (Fluzone).

Chaque vaccin contient les trois mêmes souches virales sélectionnées et recommandées par la FDA et l’Organisation Mondiale de la Santé plus tôt cette année : A/Brisbane/59/2007 (H1N1)-like virus, A/Brisbane/10/2007 (H3N2)-like virus, et B/Florida/4/2006-like virus.

 
 

Source: FDA News, 5 Août 2008

Roche abandonne ses programmes de recherche de nouvelles thérapies pour le VIH/SIDA

22 août 2008

Au début de juillet 2008, la compagnie Roche a informé les spécialistes et activistes du VIH/SIDA qu’elle mettait un terme à ses programmes de recherche actuels visant la mise au point de nouveaux agents thérapeutiques pour le VIH. La compagnie suisse avait été active depuis les débuts de l’épidémie du VIH et avait introduit sur le marché des médicaments anti-VIH innovateurs tels que le tout premier inhibiteur de protéase (Saquinavir, Invirase) ainsi que le premier inhibiteur d’entrée (Envuvirtide, Fuzeon).

 

Cette décision ferait suite à l’obtention de résultats mitigés lors d’études cliniques récentes effectuées avec de nouveaux composés conçus pour interférer avec la protéase du VIH ou pour bloquer l’entrée du virus dans les cellules-cibles. De plus, les ventes de médicaments antirétroviraux par la compagnie ont été particulièrement basses l’année dernière, se traduisant par une réduction de la part de marché occupée par la pharmaceutique.

 
 

Source : Financial Times.com. 11 Juillet 2008

 

Les autorités réglementaires européennes approuvent Prepandrix™, un vaccin pré-pandémique pour la grippe aviaire

01 juin 2008

Le 19 mai dernier, GlaxoSmithKline a annoncé l’obtention auprès le l’Agence européenne des médicaments (EMEA) d’une license de commercialisation de Prepandrix™, un vaccin pré-pandémique contre l’Influenza virus aviaire H5N1. Cette approbation est valide pour les 27 états membres de l’Union Européenne.

Un vaccin pré-pandémique contre la grippe aviaire consiste en un vaccin préparé à l’avance à partir de souches virales en circulation dans les régions du globe où des cas sporadiques d’infection humaine sont rapportés. Ce type de vaccin est destiné à un usage immédiat dès l’annonce officielle d’une pandémie de façon à fournir une protection relative à la population. Durant cette période, un vaccin pandémique basé cette fois sur la souche virale spécifique identifiée comme étant responsable de la pandémie peut être fabriqué, un processus qui requiert plusieurs mois.

Prepandrix™ est un vaccin pré-pandémique préparé à partir du virus Influenza aviaire H5N1 A/Vietnam/1194/04, une souche virale recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour ce type de vaccin. Au cours des essais cliniques, le vaccin a induit chez 77% à 85% des personnes vaccinées une augmentation d’au moins 4 fois du taux d’anticorps sériques neutralisants contre trois souches distinctes variantes de type H5N1, A/Indonesia/5/05, A/Anhui/1/05 et A/turkey/Turkey/1/05.

Le vaccin sera accumulé dans les stocks de réserve des gouvernements européens en prévision d’une pandémie originant d’un virus Influenza aviaire et sera administré le cas échéant aux personnes de 18 à 60 ans suivant les politiques d’immunisation adoptées par les états membres.   

 

Source: Communiqué de presse de GlaxoSmithKline, 19 Mai 2008

Composition du vaccin Influenza pour la saison 2008-2009

27 février 2008
Le 14 février 2008, après avoir étudié plusieurs rapports concernant l’activité du virus de la grippe (virus Influenza) dans diverses régions du globe, les experts de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont annoncé leurs recommandations concernant la composition du vaccin de la grippe dans l’hémisphère nord pour la prochaine saison grippale. Une réunion similaire des membres du Vaccines and Related Biological Products Advisory Committee (VRBPAC) de la FDA aux États-Unis a eu lieu le 21 février 2008. 
 
Les deux comités ont recommandé d’inclure dans les vaccins antigrippaux de la saison 2008-2009 (novembre 2008 à avril 2009) les souches suivantes du virus Influenza :
  • une souche A/Brisbane/59/2007 (H1N1) ou apparentée
  • une souche A/Brisbane/10/2007 (H3N2) ou apparentée
  • une souche B/Florida/4/2006 ou apparentée
 
Une recommandation sera faite par l’OMS en septembre 2008 concernant la composition des vaccins anti-grippaux de l’hémisphère sud pour la prochaine saison grippale (mai à octobre 2009).
 
 

Sources: Communiqué de presse de l’OMS, 14 février 2008, et communiqué de presse de la FDA, 25 février 2008

 

Souches de virus Influenza recommandées par l’OMS pour la préparation des vaccins des dernières années

Saison Hemisphere Sous-type A Sous-type B
2007-08     Nord
  • A/Solomon Islands/3/2006(H1N1)-like virus
  • A/Wisconsin/67/2005 (H3N2)-like virus
  • B/Malaysia/2506/2004-like virus
2007 Sud
  • A/New Caledonia/ 20/99 (H1N1)-like virus
  • A/Wisconsin/67/2005 (H3N2)-like virus
  • B/Malaysia/2506/2004-like virus
2006-07 Nord
  • A/New Caledonia/20/99 (H1N1)-like virus
  • A/Wisconsin/67/2005 (H3N2)-like virus
  • B/Malaysia/2506/2004-like virus
2006 Sud
  • A/New Caledonia/20/99 (H1N1)-like virus
  • A/California/7/2004 (H3N2)-like virus
  • B/Malaysia/2506/2004-like virus
2005-06 Nord
  • A/New Caledonia/20/99 (H1N1)-like virus
  • A/California/7/2004 (H3N2)-like virus
  • B/Shanghai/361/2002-like virus
2005 Sud
  • A/New Caledonia/20/99 (H1N1)-like virus
  • A/Wellington/1/2004 (H3N2)-like virus
  • B/Shanghai/361/2002-like virus

Carraguard® est sécuritaire comme microbicide mais ne prévient pas la transmission du VIH

18 février 2008
Le 18 février 2008, l’organisation de recherche Population Council a annoncé les résultats de l’étude clinique de Phase III complétée en Afrique du Sud avec le microbicide candidat Carraguard®. Selon le promoteur, Carraguard® s’est révélé sécuritaire pour l’utilisation intravaginale chez la femme. Malheureusement, le produit n’a montré aucune efficacité dans la prévention de la transmission du VIH de l’homme à la femme par rapport sexuel vaginal.
 
L’étude clinique s’est déroulée entre mars 2004 et mars 2007 et a impliqué plus de 6,202 femmes séronégatives recrutées à trois sites en Afrique du Sud. Les femmes ont reçu soit le Carraguard® avec des condoms, soit un gel placébo avec des condoms. Elles ont également reçu des informations sur le VIH et les pratiques sexuelles démontrées plus sécuritaires. Durant l’étude clinique, il y a eu 134 nouveaux cas d’infection par le VIH dans le groupe recevant le Carraguard® (pour une incidence de 3.3 infections par 100 femmes-années), et 151 nouveaux cas d’infection par le VIH dans le groupe recevant le placébo (pour une incidence de 3.7 infections par 100 femmes-années). Aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les deux groupes.  
 
Carraguard® est constitué de carragénine, un sous-produit provenant d’algues considéré par la FDA comme étant « Généralement reconnu sans danger ». Le produit avait montré une bonne efficacité à bloquer l’infection de cellules en culture. De plus, il avait empêché l’infection de souris par certains pathogènes transmis par voie sexuelle dans d’autres tests précliniques. Des tests intensifs réussis avec succès chez l’humain avaient également établi son innocuité.  
 
L’étude clinique de Phase III a été financée par USAID et la Fondation Bill & Melinda Gates. Population Council développe maintenant la prochaine génération de microbicides qui consistera en l’utilisation du gel Carraguard® contenant des composés antiviraux.
 
 

Source: Communiqué de presse de Population Council, 18 février 2008

La FDA procède à l’approbation accélérée de l'Etravirine, un nouvel inhibiteur de la transcriptase inverse du VIH

18 janvier 2008
Le 18 janvier 2008, la FDA annonçait officiellement l’approbation accélérée du composé expérimental Etravirine (Intelence, TMC125) de la compagnie Tibotec comme nouveau médicament pour le traitement du VIH/SIDA.
 
L'Etravirine représente un nouveau composé de la classe des inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse (NNRTIs) qui interfèrent avec le fonctionnement de cette enzyme du VIH en se liant à un site en dehors du site catalytique. Il s’agit du premier composé de type NNRTI à être approuvé par la FDA depuis Sustiva de la compagnie Bristol-Myers Squibb en 1998.
 
Un des atouts principaux du nouveau médicament réside dans son activité contre des souches de VIH résistantes à d’autres agents antirétroviraux incluant les composés NNRTI déjà sur le marché. L’homologation par la FDA est basée principalement sur les résultats des deux essais cliniques de Phase III DUET-1 et DUET-2. L’Etravirine sera utilisé en combinaison avec d’autres agents antirétroviraux chez des patients infectés par le VIH ayant déjà reçu d’autres traitements et montrant des signes de réplication virale associés à des souches résistantes aux NNRTIs présentement sur le marché et à d’autres agents. Comme dans le cas des NNRTIs développés dans le passé, les effets secondaires associés à l’Etravirine incluent les réactions cutanées. Le nouveau produit démontre aussi des intéractions significatives avec d’autres médicaments utilisés pour le traitement du VIH/SIDA.
 
 

Source: Communiqué de presse de la FDA, 18 janvier 2008

Approbation par la FDA d’un test rapide pour l’identification de 4 virus respiratoires chez l’humain

18 janvier 2008
Le 18 janvier 2008, la FDA annonçait l’approbation pour la mise en marché de ProFlu+, un nouveau test mis au point par la firme Prodesse Inc. de Milwaukee. Le test permet l’amplification par PCR en temps réel sur une base multiplex de matériel génétique viral potentiellement présent dans les sécrétions de la gorge de patients. Il est conçu spécifiquement pour détecter le virus Influenza de type A, le virus Influenza de type B, le virus Respiratoire Syncytial sous-type A, et le virus Respiratoire Syncytial sous-type B. Ces quatre virus sont communément associés à des maladies respiratoires telles que la grippe, la bronchite et la pneumonie et sont une cause majeure d’infections des voies respiratoires profondes.
 
Le test ProFlu+ est conçu pour complémenter les autres outils de diagnostic couramment utilisés et offre l’avantage de générer des résultats en seulement 3 heures. Le test est déjà sur le marché en Europe depuis octobre 2007.
 
Prodesse développe actuellement d’autres tests similaires comme Pro hMPV+ pour la détection de Métapneumovirus humains et ProParaflu+ pour la différentiation de virus Parainfluenza.
 
 

Sources: Communiqué de presse de la FDA, 18 janvier 2008, et communiqué de presse de Prodesse, 4 janvier 2008

Approbation par la FDA d’un nouveau test pour la détection et l’identification rapide de 12 virus respiratoires

03 janvier 2008
Le 3 janvier 2008, la FDA annonçait l’approbation pour la mise en marché d’un nouveau test appelé xTAG Respiratory Viral Panel, de la firme Luminex Molecular Diagnostics de Toronto, Canada. Le test permet la détection spécifique ainsi que l’identification de plus de 12 virus causant des infections respiratoires chez l’humain : virus Influenza A (aucun sous-type spécifique), virus Influenza A sous-types H1 et H3, virus Influenza B, virus Respiratoire Syncytial sous-types A et B, Métapneumovirus humain, virus Parainfluenza 1, 2 et 3, Rhinovirus, et Adénovirus.
 
Le xTAG est le premier test approuvé par la FDA pour des virus causant des maladies respiratoires qui utilise une plate-forme de type multiplex permettant la réalisation de plusieurs tests à partir du même échantillon. Il est basé sur une réaction d’amplification de type PCR d’acides nucléiques viraux potentiellement présents dans les sécrétions prises de la gorge de patients souffrant d’infections des voies respiratoires. Durant le test, des microsphères (billes) colorées suivant un code déterminé sont fixées au matériel génétique viral amplifié et sont lues par un système de lasers de façon à permettre l’identification de virus spécifiques.
 
 

Sources: Communiqué de presse de la FDA, 3 janvier 2008, et site internet de Luminex Molecular Diagnostics

L’ONUSIDA et l’OMS publient le rapport “Le point sur l’épidémie de SIDA 2007”

20 novembre 2007
Le 20 novembre 2007, l’ONUSIDA et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont rendu public leur rapport annuel sur l’évolution de l’épidémie du VIH/SIDA pour l’année 2007. Les auteurs précisent que toute comparaison directe des données de 2006 avec celles de 2007 demeure risquée étant donné les raffinements apportés en 2007 aux méthodes de mesure de l’incidence et de la mortalité associées au VIH, ainsi que l’utilisation de données révisées provenant de certains pays. Les analyses présentées dans le rapport 2007 tiennent compte de ces particularités et donnent une image de plus en plus précise de l’évolution de la pandémie. 
 
Quelques-unes des conclusions les plus importantes du rapport sont résumées ci-dessous :
  • 33.2 millions de personnes étaient infectées par le VIH en 2007, incluant 15.4 millions de femmes et 2.5 millions d’enfants de moins de 15 ans
  • 2.5 millions de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH en 2007, incluant 420,000 enfants de moins de 15 ans
  • 2.1 millions de personnes sont décédées du SIDA en 2007, incluant 330,000 enfants de moins de 15 ans
  • Chaque jour, plus de 6,800 personnes sont infectées par le VIH et plus de 5,700 personnes meurent du SIDA, principalement à cause de l’accès inadéquat aux mesures de prévention et de traitement de l’infection par le VIH
  • La prévalence globale du VIH (pourcentage d’individus vivant avec le VIH) s’est stabilisée et le nombre de nouvelles infections a diminué en comparaison des années antérieures, en partie grâce à l’impact des programmes contre le VIH
  • Le nombre total de personnes vivant avec le VIH continue à s’accroître à cause des nouveaux cas d’infection et de la survie prolongée des personnes infectées dans une population générale sans cesse en expansion
  • L’incidence globale du VIH (nombre annuel de nouvelles infections par le VIH) semble avoir atteint son maximum vers la fin des années 1990 avec plus de 3 millions de nouvelles infections par an, alors qu’elle est évaluée à 2.5 millions de nouveaux cas en 2007. Ces données reflètent l’évolution naturelle de l’épidémie de même que les résultats des efforts de prévention au sein des populations
  • L’épidémie se présente maintenant sous 2 formes bien définies :
    • Une forme affectant la population générale de plusieurs pays d’Afrique sub-Saharienne, principalement dans la partie sud du continent
    • Dans le reste du monde, une forme affectant surtout certains groupes à risque tels que les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les utilisateurs de drogues injectables, les travailleurs du sexe et leurs partenaires sexuels
  • Depuis 2001, le nombre de personnes vivant avec le VIH en Europe de l’Est et en Asie Centrale a augmenté de plus de 150% pour atteindre 1.6 million en 2007
  • L’Afrique sub-Saharienne demeure la région la plus affectée par l’épidémie avec plus de 22.5 millions de personnes vivant avec le VIH. Le SIDA est encore la première cause de décès dans cette partie du monde. Cependant, le nombre de nouvelles infections par le VIH en 2007 a diminué significativement comparativement à 2001

 

Sources: Communiqué de presse de l’ONUSIDA, 20 Novembre 2007, et le rapport « Le point sur l’épidémie de SIDA 2007 »

La FDA procède à l’approbation accélérée de Isentress, le premier inhibiteur d’intégrase pour le traitement du VIH/SIDA

12 octobre 2007
Le 12 octobre 2007, la FDA annonçait officiellement l’approbation accélérée du composé expérimental Isentress (Raltegravir, MK-0518) de Merck comme nouveau médicament pour le traitement du VIH/SIDA. Le produit avait reçu une recommandation favorable d’un comité aviseur de la FDA en septembre.
 
Isentress interfère avec le fonctionnement de l’intégrase, une enzyme du VIH qui insère le matériel génétique viral dans l’ADN de la cellule-hôte. Cette enzyme est unique aux Retrovirus, une famille virale complexe qui infecte les humains ainsi que de nombreuses espèces animales. L’approbation du premier inhibiteur de l’intégrase représente un point tournant dans la mise au point de traitements pour les personnes infectées par le VIH. Les premiers inhibiteurs des enzymes virales transcriptase inverse et protéase ont été approuvés en 1987 (Zidovudine) et 1995 (Saquinavir), respectivement. Plus récemment, des inhibiteurs bloquant l’entrée du VIH dans les cellules-cibles ont été approuvés pour usage chez l’humain : le Fuzeon (inhibiteur de fusion, approuvé en 2003) et le Maraviroc (antagoniste du co-récepteur CCR5, approuvé en 2007). L’intégrase s’est révélée constituer une cible difficile à inhiber comme l’a démontré l’abandon de plusieurs composés inhibiteurs à des stades précoces de développement clinique. Isentress représente le résultat de plusieurs années d’efforts de la part des chercheurs de Merck qui ont fait preuve de leadership dans ce domaine de recherche. De nouveaux composés comme l’Isentress sont nécessaires pour traiter les personnes infectées par le VIH étant donné la capacité du virus de développer de la résistance aux médicaments antirétroviraux.
 
Le nouveau médicament sera prescrit en combinaison avec d’autres produits aux patients infectés par le VIH qui ont déjà reçu d’autres traitements et qui ont des options thérapeutiques limitées à cause de la résistance virale.
 
 

Source: Communiqué de presse de Merck & Co., Inc., 12 Octobre 2007, et Base de données d’Antiviral InteliStrat Inc.

Antiviral InteliStrat Inc. atteint un nouveau jalon

05 octobre 2007
Antiviral InteliStrat Inc. est fière d’annoncer que sa Base de données contient maintenant de l’information stratégique sur plus de 1800 composés et vaccins pour des maladies virales, par rapport à environ 1700 quelques mois auparavant. Ceci représente la plus vaste collection de données du genre dédiée exclusivement à des produits pour la prévention et le traitement de maladies causées chez l’humain par des virus de l’une ou l’autre de 21 familles virales.
 

La Base de données regroupe entre autres des fiches de produits pour plus de 690 composés inhibiteurs, 860 vaccins, 140 agents immunomodulateurs, et 90 produits à base d’anticorps. Les fiches contiennent des détails concernant la nature et les propriétés des produits, le mécanisme d’action, la résistance virale, certaines informations précliniques et cliniques disponibles, de même que les promoteurs des produits et leur stade de développement. Les produits dans la Base de données représentent tous les stades de développement, de la recherche de base à leur mise en marché. Plusieurs des produits sont encore en développement alors que d’autres ont été abandonnés en cours de route, faisant de cette Base de données un réel témoignage des efforts déployés globalement par l’humanité dans sa lutte contre les maladies virales.

Le développement d’un vaccin pour le VIH/SIDA est stoppé prématurément

21 septembre 2007
Le 21 septembre 2007, la compagnie Merck & Co. a annoncé qu’après avoir examiné les données d’une étude clinique de Phase II actuellement en cours, il avait été décidé de mettre fin à tous les essais cliniques du vaccin prophylactique V520 (MRKAd5 trivalent) développé pour le VIH/SIDA. Deux études principales de Phase II du vaccin, impliquant chacune plus de 3000 volontaires sains et conçues comme des études tests de concept, étaient en cours au moment de l’annonce de l’arrêt des essais. L’une d’elles, l’étude STEP, impliquait plusieurs sites en Amérique du Nord, Amérique du Sud, Caraïbes et Australie, alors que la seconde étude appelée Phambili (signifiant aller de l’avant) était en cours en Afrique du Sud.
 
Les résultats intérimaires de l’étude STEP ont montré que trois inoculations du vaccin ne généraient aucune protection contre l’infection par le VIH et n’avaient aucun effet sur la charge virale des personnes infectées malgré l’administration du vaccin. Le vaccin V520 consistait en un vecteur recombinant Adénovirus type 5 exprimant les gènes gag, pol et nef du VIH-1. Des essais antérieurs du vaccin avaient montré l’induction d’une forte réponse immune de type cellulaire chez les personnes vaccinées, laquelle devait selon plusieurs scientifiques générer un certain niveau de protection contre le virus.
 
 

Source: Communiqué de presse de Merck & Co., 21 Septembre 2007

Un Comité Aviseur de la FDA recommande l’approbation du composé Isentress, un inhibiteur d’intégrase du VIH

05 septembre 2007
Le 5 septembre 2007, l’Antiviral Drug Advisory Committee de la FDA a voté à l’unanimité une résolution recommandant l’approbation du médicament expérimental Isentress de la compagnie Merck, lequel est actuellement en études cliniques de Phase III pour le traitement du VIH/SIDA. Isentress (Raltegravir, MK-0518) est le premier agent antirétroviral ciblant l’enzyme intégrase du VIH à se rendre à un stade de développement aussi proche de l’approbation finale par la FDA.
 
L’intégrase est une enzyme utilisée par les Rétrovirus incluant le VIH pour insérer leur matériel génétique dans les chromosomes de la cellule infectée. Alors que les chercheurs ont réussi depuis plusieurs années à développer des composés capables d’inhiber d’autres enzymes rétrovirales comme la transcriptase inverse et la protéase, l’intégrase virale s’est révélée être une cible particulièrement difficile à neutraliser : tous les composés précédents dirigés contre cette enzyme ont dû être abandonnés en Phase clinique II ou plus tôt en cours de développement. Les efforts soutenus de Merck au cours des années ont fini par donner des résultats concrets. Ainsi, Isentress montre une solide activité antivirale chez des patients lourdement traités avec divers régimes thérapeutiques et qui manifestent des signes de résistance virale aux principales classes de médicaments antirétroviraux.
 
La décision finale de la FDA en rapport avec l’approbation d’Isentress est attendue vers la mi-octobre. Si le médicament est approuvé, il sera prescrit en combinaison avec d’autres agents antirétroviraux aux patients pour lesquels les options thérapeutiques deviennent limitées à cause de la résistance virale.
 
 

Source: Communiqué de presse de Merck & Co., Inc., 5 Septembre 2007

La FDA approuve le vaccin ACAM2000 pour la variole

01 septembre 2007
Le 1er septembre 2007, la FDA a annoncé officiellement l’approbation de ACAM2000 comme nouveau vaccin pour la variole, une maladie contagieuse causée par le virus de la Variole. ACAM2000, qui a été développé par la firme Acambis Inc., servira à l’inoculation de personnes fortement à risque d’exposition au virus de la Variole, et sera aussi disponible pour la population en général si nécessaire.
 
Le virus de la Variole a été responsable d’épidémies de grande envergure dans l’histoire de l’humanité qui ont conduit à des pertes humaines massives étant donné le haut taux de mortalité associé à l’infection, lequel peut atteindre plus de 30%. De plus, la maladie s’accompagne souvent de cicatrices pouvant entraîner une défiguration dévastatrice chez les survivants. Il a fallu des campagnes de vaccination à grande échelle, orchestrées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) durant les années 1970 pour finalement arriver à éradiquer la variole. Récemment par contre, plusieurs gouvernements ont manifesté leur inquiétude que le virus de la Variole soit utilisé comme arme biologique. Seules des quantités limitées et insuffisantes de vaccins anti-variole de première génération sont encore disponibles et le nombre de personnes sans immunité contre le virus de la Variole s’est accrû substantiellement. Des vaccins de deuxième génération avec un meilleur profil d’innocuité et des méthodes de fabrication plus modernes ont donc été développés au cours des dernières années dans le but de constituer des réserves maintenues sous contrôle gouvernemental pour des situations d’urgence. 
 
ACAM2000 est un vaccin de deuxième génération produit en infectant par le virus de la Vaccine des cellules Vero cultivées en laboratoire en l’absence de sérum animal. Le virus de la Vaccine est un poxvirus étroitement apparenté au virus de la Variole, utilisé depuis longtemps pour la production de vaccins contre la variole. Ce virus cause une infection bénigne chez les personnes vaccinées tout en induisant une forte réponse immune qui protège ensuite de façon croisée contre l’infection par le virus de la Variole.
 
 

Source: Communiqué de presse de la FDA, 1er Septembre 2007

Le médicament antirétroviral Maraviroc reçoit l’approbation de la FDA

06 août 2007
Le 6 août 2007, la FDA a annoncé officiellement l’approbation du Maraviroc comme nouvel agent antirétroviral pour le VIH/SIDA. Le médicament développé par Pfizer Inc. sera prescrit en combinaison avec d’autres produits antirétroviraux chez les personnes infectées par des isolats de VIH montrant un tropisme pour le co-récepteur CCR5 et manifestant de la résistance aux autres agents anti-VIH actuellement approuvés.
 
Maraviroc représente le premier produit approuvé par la FDA appartenant à une nouvelle classe d’inhibiteurs appelés antagonistes de co-récepteur, qui interfèrent avec le processus d’entrée du virus en se liant à certains co-récepteurs spécifiques sur la membrane cellulaire qui sont utilisés par le VIH pour s’attacher aux cellules lors de l’infection. Maraviroc se lie uniquement aux co-récepteurs CCR5, donc les patients doivent d’abord être testés pour déterminer s’ils sont infectés par un virus ayant un tropisme CCR5 pour s’assurer que le médicament peut leur être bénéfique. Une mise en garde affichée sur l’étiquette du produit mentionne un risque d’hépatotoxicité et de problèmes cardio-vasculaires comme effets secondaires potentiels du produit.
 

Le nouveau médicament devrait être disponible aux Etats-Unis à la mi-septembre et sera mis en marché sous le nom Selzentry, alors qu’il sera commercialisé hors des Etats-Unis sous le nom Celsentri. Pfizer a enregistré plusieurs demandes d’approbation dans divers pays et a déjà reçu une opinion positive du CHMP en Europe. Maraviroc est actuellement disponible dans plusieurs pays via une série de programmes d’accès étendu.

 

Source: Communiqué de presse de Pfizer Inc., 6 Août 2007

Conférences

18th Annual Clinical Care Options HIV Symposium

Rancho Las Palmas, Rancho Mirage, California; Mai 1-8, 2008   http://www.clinicalcareoptions.com/


XVII International AIDS Conference

Mexico, Mexique; Août 3-8, 2008   http://www.aids2008.org/


Joint Meeting 2008, 48th Annual ICAAC and 46th Annual IDSA

Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy / Infectious Diseases Society of America

Washington, DC; 25-28 octobre 2008   www.icaacidsa2008.org/